Editions Jacques Brémond

Éditions Jacques Brémond

Actualité

 DEUX  NOUVELLES  PARUTIONS

ORPHÉUS 84 inédit d'Hélène CADOU

CADOU Orphéus 84 CADOU  

 

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UN POÈTE DE LA FOLLE AVOINE inédit de Frédéric Jacques TEMPLE

avec un papier découpé de Philippe BLANC

 

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À NOUVEAU DISPONIBLE


De l'un à l'autre de Thierry METZ

 

METZ Thierry

METZ Thierry

 

" Denis Castaing travaille dans le sous-sol d’un pavillon, non loin d’un mimosa, sous les racines.

 

Une de ses techniques est d’oeuvrer avec du drap, de la toile, de la ficelle, celle que l’on utilise pour larder les viandes. Il coupe, il coud, il assemble.

 

Peintre, bien sûr. Mais j’aimerais dire aussi géomètre tant ce qu’il réalise s’inscrit dans le cercle et le carré, entre autres.

 

Toiles de petits formats. Toiles filées.

 

J’ai vécu quelque temps avec, à l’écart.

 

Et peut-être qu’un jour, il y aura, comme un sourire, autre chose."

 


Préface de l'ouvrage par Thierry Metz, 1995.

 


ÊTRE là peut-être
sans être vu
simplement ça
ces filets tendus
ces petits muscles
comme un récit d’oiseaux
ou de pêcheur
que seul un trou noir
peut faire deviner.

 

DE LUN A? LAUTRE-1

 

 

Réédition de l’ouvrage paru en 1996 aux Éditions Jacques Brémond
Recueil de 128 pages, au format 15 x 17 cm. Couverture typographiée sur papier coton du Moulin de Larroque en Dordogne.
ISBN 978-2-915519-93-8
Prix : 16€

 

 

 

 


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IMG_0591.Après le son Couverture TêteJPG

" Après le son "

poèmes de Nikos LYBERIS

(taduits du grec par l'auteur et Brigitte GYR)

avec trois gravures de Gilles du Bouchet

édition bililngue grec-français entièrement en typographie au plomb

isbn 978-2-915519-99-0  - 72pp  - 20€ 

 

 

 

 

DÉCÈS DE BERNARD NOËL

le 13 avril 2021 à l'âge de 90 ans

NoëlBernard

(Photo Droits réservés)

Portrait-dEnest-Pignon-Ernest

Portrait de Bernard Noël par Ernest Pignn-Ernest

réalisé en 2017 pour l'ouvrage "Bernard Noël du Jour au lendemain"

(©E.Pignon-Ernest/L'Amourier)

Bernard Noël est né le 19 novembre 1930, à Sainte-Geneviève-sur-Argence, dans l’Aveyron. Sa jeunesse est marquée par la découverte des camps d’extermination, l’explosion de la première bombe atomique, les guerres coloniales, particulièrement celle d’Algérie qu’il combat en participant à des actions clandestines. Passionné de lecture depuis son enfance, il commence à écrire dès l’adolescence, cherchant sa voie propre entre Artaud et les existentialistes. Son recueil Extraits du corps, publié en 1958, constitue la matrice d’une œuvre qui cherche à saisir comment le corps produit de la pensée grâce au regard. Après une impossibilité d’écrire d’une dizaine d’années, pendant laquelle Bernard Noël rédige des articles pour un éditeur d’encyclopédies, il revient vers l’écriture et décide, en 1971, de lui consacrer entièrement son temps. Son œuvre est aussi abondante que variée, allant des poèmes aux romans, en passant par les essais, les textes politiques, la littérature érotique, les pièces de théâtre et les écrits sur l’art. Il crée une forme particulière de récits : des monologues dont les phrases commencent toutes par le même pronom personnel. On lui doit le concept de sensure, qui est la privation de sens des moyens d’expression modernes, et un Dictionnaire de la Commune. Bernard Noël a également dirigé plusieurs collections littéraires dont « Textes », chez Flammarion, consacrée aux écritures de recherche. Il est décédé à Laon, le 13 avril 2021.

©Atelier Bernard Noël

 

 

DISPARITION

Jouanard Gil

(Photo Héloïse Jouanard)

Le poète GIL JOUANARD est mort

né en Avignon en 1937, il est décédé dans cette même ville le 25 mars 2021 à l'âge de 83 ans.

Il fut un écrivain prolixe et animateur littéraire (créateur de nombreuses rencontres poétqiques).

 

 

 

Vient de paraître

 

" P'OL "

de Jean Clair BONNEL

 

POL BONNEL DESSIN POL POL PAGE TITRE (1) 

 

 

POÉZIBAO du 29 mars 2021

(Note de lecture), Jean-Clair Bonnel, P'ol, par Isabelle Baladine Howald



P’ol tambour battant

Voilà un livre dont le titre sonne, interpelle : P’ol, par Jean Clair Bonnel, chez Jacques Brémond.
P’ol m’a tout de suite appelée quand il m’a vue ouvrir son livre car P’ol, c’est aussi quelqu’un : Eh toi, regarde un peu qui je suis, une sorte de messager qui vit ici ou là, avec ses copains plus ou moins marginaux (plutôt plus que moins). Je vis avec Black, mon chien, c’est lui mon maître, les animaux sont nos seigneurs silencieux. Black assiste à mes allers-retours entre légalité et illégalité, petits boulots et potes de dépannage, bières et caresses sur le museau mais comment faire autrement, puisque je suis allergique à l’ordre, à la mondialisation, que je n’aime que les campagnes et les  anars qui m’entourent. 
Black m’habite, aussi, c’est un esprit, on s’interchange tous les deux, on se fond, « par/BLACK/qui/BLACK/est/versant/ de P’ol », on se promène dans la tête l’un de l’autre, parfois on n’y comprend plus rien, on est un peu ésotériques, c’est notre manière d’échapper à ce monde où je ne reconnais rien de mes valeurs.

« P’ol pour la Vie-Brève : P’ol
Deux fracture au bras
La rotule en miettes
P’ol pour la Vie-Brève : j’ai

J’ai dû me prendre une bagnole »

C’est une petite idée de P’ol qui n’est jamais très sûr de ce qui lui arrive. C’est un personnage rapide, et le livre est mené à un train d’enfer, d’une page à l’autre tout change et explose comme se rétrécit brusquement ou s’ouvre comme une rafale de vent dans la figure.

« Celui qui écrit c’est P’ol
Lancé dans le Tout-Monde

Il est tout-Monde avec un bras
L’autre en écharpe
Il bricole
Le vélo de son fils
Il met du sable dans la bétonnière
A 23 h
Il fait du mortier
Les écouteurs dans les oreilles »

P’olest sous son allure furieusement désordonnée un vrai livre politique, alternant ces petites scènes de débrouille avec un vrai refus du monde qui s’autodétruit. 
Black se fait coffrer par les gendarmes, sans collier ni plaque d’identité, P’ol se bat dans un bar, ainsi va la vie anarchique, de saison de P’ol en saison de P’ol, de passage en panier à salade à la maison d’Aaron, le seul à peu près à avoir les pieds sur terre. P’ol sans doute n’ira pas loin, n’ira pas vieux. Son vieux Sud défiguré par les multiples restructurations est son horizon. Il n’ira pas on the road, il ne descendra pas « les fleuves impassibles », n’ira ni à Aden ni au Canada ou en Sibérie, sa « Vie-Brève » est limitée et peut-être minuscule mais P’ol est vu par tous comme « un danseur », « pieds ailés — — —. … corps de P’ol/ qui devient virgule/ ne cesse de devenir/ devenirdevenir/virgule ».

Je me suis laissée embarquer par ce livre dont le parfum est l’essence, dont le mouvement est furieux, dont les personnages m’ont fendu le cœur, vivant dans cette pauvreté dont on ne peut pas toujours sortir, pourtant tellement vivants, innocents aussi, toujours dans le viseur social.
D’étranges dessins d’un qui ressemble à Denis Lavant, avec une trogne pas possible, des tatouages, accompagnent ce texte vibrant, faits par Jean-Clair Bonnel, un poète dont le P’ol est décidément aussi politique qu’anti-social.
Je me suis laissée emporter par ce livre qui ressemble aussi beaucoup à  son éditeur.
 
P’ol, je te préviens, je ne bois pas, car j’ai l’ivresse de la sobriété et ce n’est pas rien, mais je te paie volontiers une bière. Tu peux amener Jacques et Jackie et Aaron.

Isabelle Baladine Howald

Jean-Clair Bonnel, P’ol, Editions Jacques Brémond, 116 p., 15€

Extrait

P’ol ouvre les parenthèses
à l’envers

confirme
en violence à lui retournée
annonce
en prémonition carcérale
et avec une extrême 
courtoisie

un devenir écrire

en ambulée de danse

en peinture sur ciel

Maintenant être sortin’est
peut-être pas idyllique
mais tout de même

C’est la Beauté qui l’a fait sortir

P’ol
très fort

P’ol

personne n’aurait parié si tôt la sortie de P’ol

 

 

Dessins de l'auteur 

 124 pages

ISBN 978-2-915519-98-3

PRIX : 15€ 

P'ol est une personne réelle, Paul G., qui a vécu jusqu'au début du XXIème siècle dans la sous-région d'une région qu'on pourrait appeler le Sud. Ici toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé n'est certainement pas fortuite, et il faut bien constater qu'au moment de faire paraître le texte, certaines ont déjà vécu.

P'ol est un zonard. Et un danseur. Souvent ivre peut-être, il ne titube pas, il se déplace, tel Hermès, sur de petits coussins ailés. Mécanicien de génie et de formation, il vit au Moulin, recueilli par Aaron qui aime à ramener chez lui chiens errants, chats écorchés, marginaux en rupture. P'ol a un chien, BLACK, qui est peut-être le personnage principal du texte. Une bête sage et sacrée. Ici, ce sont les chiens qui s’occupent de leurs maîtres avec humilité et abnégation, laissant croire à l’homme que c’est lui qui a la main (ou le coup de pied).

Les jours passent au bord du canal, le temps y est cyclique, tout ce qui arrive a déjà eu lieu et se produira de nouveau, selon des modalités à peine modifiées : allers-retours de P'ol entre prison et réhabilitation, générations de chiens qui se succèdent, visites des gendarmes.

Le contexte est celui d’une région de vieille culture devenue inaudible, illisible à ses propres ressortissants. Celui de la destructuration de l’espace rural et de la montée des populismes sur le terreau du déclassement. Là aussi, le temps apparaît cyclique.

Au-delà de ces éléments narratifs, la tentative est aussi ésotérique, étudiant les modalités de transmutation d’un corps en un autre, du zonard au chien et inversement, ainsi que du chien et du zonard dans le corps social. Et la question de ce qui compose un corps social, question éminemment « P'olitique ». Assistés de quelque passeur à tête de chien, les allers-retours entre le monde des vivants et celui des morts créent le contexte d’une sorte de mort-vive rendant possibles toutes les manipulations.

 

 

 


 

 

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Domestique Pineau

 

" DOMESTIQUE "

Poèmes en prose de

Cécile Pineau-Chantelot

Prix Bernard Vargaftig 2019

 

ISBN 978-2-915519-97-6

Prix : 15€ 

 

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Éric Jaumier a décidé de nous quitter. jeudi dernier. l’été commençait juste. départ sans retour.

la parution récente de Blanc corbeau  ne l’aura pas beaucoup aidé. sa vie bien trop courte me laisse un goût d’inachèvement. 

je n’aurai pas eu le bonheur de le connaître bien longtemps, et uniquement par correspondance. son manuscrit m’était arrivé par la poste.

le scalpel du poème m’avait touché.

j’avais compris sa fragilité. un de ses amis qui connaissait bien Claude Margat, auteur de la préface, me l’avait aussi dit.

nos échanges, toujours courtois, un peu acides parfois, disaient bien le mal-être qui l’habitait.

espérons que sa très courte œuvre touchera juste.

Blanc corbeau d’Éric Jaumier

isbn 978-2-915519-96-9

parution mai 2020

 

Poèmes de

ÉRIC JAUMIER

BLANC CORBEAU

avec une préface de Claude MARGAT

Blanc corbeau 3 JaumierBlanc corbeau 2

 

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